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La conférence « Mediterranean Symposia on Marine Vegetation, Coralligenous, Dark Habitats & Non-Indigenous Species » s’est déroulée cette année du 19 au 23 septembre 2022 à l’Université de Gênes (Gênes, Italie).

Francesca Rossi et Simona Bussotti, Chercheuses au sein du Laboratoire Ecoseas ont présenté deux contributions sur le rôle des détritus de Posidonia oceanica dans le réseau trophique et sur l'efficacité des activités pédagogiques pour ce qui concerne l'écologie des plage.

Le symposium méditerranéen est une action de la Décennie des océans approuvée par la COI-UNESCO.

Plus d’informations : https://symposia.spa-rac.org/

Rediffusion de la conférence : https://www.youtube.com/c/SPARACinfos

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1.poisson lion

Poisson-flûte noyé dans sa sauce échalotes citronnées, ceviche de poisson-lion et ses patacones (bananes frites), chaudrée aux raviolis farcis de poisson-lapin… Ces recettes d’espèces exotiques ne sont pas tirées d’une publicité de quelque destination tropicale. Produites par le laboratoire ECOSEAS (UMR7035 Université Côte d’Azur - CNRS), elles sont disponibles sur le site du projet CLIM-ECO² pour sensibiliser le grand public aux nouvelles espèces qui viennent de mer Rouge et qui prolifèrent dans les eaux méditerranéennes grâce à l’augmentation des températures. Elles ont comme objectif d’encourager la consommation de ces poissons et lutter d’autant plus contre leur prolifération.

Selon Virginie Raybaud, Maître de Conférences à Université Côte d’Azur, interrogée par le journal de l’écologie Reporterre, ces poissons exotiques représentent un sérieux risque dans les années à venir pour les écosystèmes du nord-ouest de la Méditerranée (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/gcb.15896).

Lire l’article de Reporterre en ligne : https://reporterre.net/Barracuda-et-poisson-lion-la-Mediterranee-devient-une-mer-tropicale

Plus d’informations & Contact : https://univ-cotedazur.fr/projet-clim-eco2/sensibilisation/especes-non-indigenes

 

2.poisson lapin

3.poisson flûte

Dans le cadre d’une collaboration entre le laboratoire ECOSEAS, le Centre Scientifique de Monaco et les UMR BOREA et LOG, un groupe de chercheurs vient de publier une nouvelle étude qui porte sur l’impact du réchauffement climatique sur la distribution géographique de certaines espèces de poissons méditerranéens à haute valeur économique. Sous l’effet de l’augmentation des températures, les espèces marines seront amenées à modifier leur aire de répartition pour continuer à vivre dans des conditions environnementales qui leur sont favorables. Les auteurs de cette étude ont démontré, par le biais de la modélisation, que les aires de distribution géographique de 8 poissons que l’on pêche et que l’on consomme communément en Méditerranée (dorade, loup, rouget de roche, rouget de vase, merlu, baudroie, sole et pageot), pourraient diminuer d’au moins 20% d’ici 2100 dans le cas d’un réchauffement modéré des températures et d’au moins 53% dans le cas du scénario de réchauffement le plus pessimiste. La fréquence d’observation de ces espèces diminuera considérablement en Mer Méditerranée et augmentera dans les mers du nord de l’Europe. Cette réallocation des stocks à l’échelle de Zone Economiques Exclusives ne sera pas sans répercussion sur les pêcheries nationales des différents pays qui bordent la Méditerranée et ces résultats démontrent l’urgence de mettre en place des mesures de gestions et d’adaptation adéquates face au réchauffement climatique.

Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet CLIM-ECO², porté par le laboratoire ECOSEAS, et financé par la Fondation Prince Albert II de Monaco.

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L’intégralité de l’article est disponible ici :

https://www.nature.com/articles/s41598-022-14151-8

Ben Lamine, E., Schickele, A., Goberville, E., Beaugrand, G., Allemand, D., Raybaud, V. Expected contraction in the distribution ranges of demersal fish of high economic value in the Mediterranean and European Seas. Scientific Reports 12,10150 (2022). https://doi.org/10.1038/s41598-022-14151-8

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Benoit Dérijard, Chercheur CNRS au Laboratoire ECOSEAS (UMR7035 Université Côte d’Azur CNRS) explique, au micro d’une équipe de France 3 Côte d’Azur, les conséquences du réchauffement climatique sur la migration de poissons exotiques en Méditerranée.

Ce scientifique s’inquiète de la prolifération de poissons toxiques et dangereux pour les écosystèmes méditerranéens : les poissons se font manger par des carnivores invasifs et les forêts d’algues se font dévorer par d’autres espèces qui sont herbivores.

Certains poissons exotiques représentent également un réel danger pour l’homme.

Voir le reportage : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6947257667975290880/

Plus d’informations : https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/rechauffement-climatique-des-poissons-toxiques-proliferent-dans-la-mer-mediterranee-2570604.html

Contact : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

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Observer la nature pour son plaisir, c’est bien… mais observer et faire profiter la communauté scientifique de ses observations, c’est encore mieux !

Virginie Raybaud, enseignant-chercheur au laboratoire ECOSEAS, a formé les plongeurs de l‘association Nemo Plongée Cannes, à un protocole de sciences participatives mis au point par Patrice Francour, ancien membre du laboratoire : le protocole FAST (Fish Assemblage Sampling Technique). Cette méthode permet le recensement des peuplements de poissons côtiers de façon ludique mais informative pour les scientifiques.

Les plongeurs formés pourront participer à la collecte de données cet été, et ils transmettront leurs observations au laboratoire. Les données recueillies pourront être comparées avec celles des années précédentes pour suivre l’évolution des peuplements de poissons sur nos côtes.