Dans le cadre du projet Ecoméd, financé par la Région Sud et Université Côte d’Azur, Francesca Rossi, Benoit Derijard et Simona Bussotti, chercheurs au laboratoire ECOSEAS, en collaboration avec les élèves du Collège Matisse de Nice et Julie Borgese, illustratrice scientifique, ont conçu une bande dessinée originale et pédagogique sur les enjeux des banquettes de Posidonie sur nos plages méditerranéennes.

Grâce à des interventions en classe, une expérimentation scientifique sur le terrain, puis la création de la bande dessinée « En route ! Les secrets de la plage avec Sidonie », les collégiens ont pu comprendre l’importance de la Posidonie dans l’écosystème des plages et prendre conscience de l’importance de préserver la biodiversité marine.

Lors du Festival des Sciences de Nice qui s’est déroulé le samedi 15 octobre 2022, plusieurs exemplaires de la bande dessinée « En route ! Les secrets de la plage avec Sidonie » ont été remis à Mme Vanessa Ferdjani, enseignante et porteuse du projet pour le Collège Matisse, qui à son tour distribuera les exemplaires aux élèves de sa classe.

Un grand merci aux élèves, aux enseignants, aux partenaires et à toutes les personnes qui ont contribué à la mise en œuvre du projet Ecoméd et qui ont permis, par leur implication et leur intérêt, la création de cette BD !

Montage photos BD siteweb

Le Laboratoire ECOSEAS était présent lors du Festival des Sciences qui a eu lieu les samedi 15 et dimanche 16 octobre 2022 dans les Jardins Albert 1er à Nice.

Petits et grands ont pu découvrir les projets de recherche de nos scientifiques passionnés : un projet de science participative sur la posidonie et l’édition d’une bande dessinée créée avec la participation de collégiens niçois, les enjeux des Aires Marines Protégées dans la préservation de la biodiversité marine avec une bande dessinée ludique et une conférence donnée par Benoit Dérijard, le prélèvement de l’ADN pour étudier la présence de certains poissons, le projet de surveillance des espèces grâce à l’intelligence artificielle, etc… Dans un bassin tactile, les enfants ont pu « caresser » une étoile de mer, un concombre de mer, des oursins… et observer au microscope algues, plantes marines et coquillages… Sans oublier l’exposition de posters explicatifs sur ces différents projets de recherche et de magnifiques photos et vidéos de plongées scientifiques.

Un grand merci aux membres du laboratoire qui ont participé au succès de l’évènement et à toutes celles et ceux qui sont venus à notre rencontre sur le stand ECOSEAS !

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1.IMG 20220919 WA0009

La conférence « Mediterranean Symposia on Marine Vegetation, Coralligenous, Dark Habitats & Non-Indigenous Species » s’est déroulée cette année du 19 au 23 septembre 2022 à l’Université de Gênes (Gênes, Italie).

Francesca Rossi et Simona Bussotti, Chercheuses au sein du Laboratoire Ecoseas ont présenté deux contributions sur le rôle des détritus de Posidonia oceanica dans le réseau trophique et sur l'efficacité des activités pédagogiques pour ce qui concerne l'écologie des plage.

Le symposium méditerranéen est une action de la Décennie des océans approuvée par la COI-UNESCO.

Plus d’informations : https://symposia.spa-rac.org/

Rediffusion de la conférence : https://www.youtube.com/c/SPARACinfos

 photos symposia

1.poisson lion

Poisson-flûte noyé dans sa sauce échalotes citronnées, ceviche de poisson-lion et ses patacones (bananes frites), chaudrée aux raviolis farcis de poisson-lapin… Ces recettes d’espèces exotiques ne sont pas tirées d’une publicité de quelque destination tropicale. Produites par le laboratoire ECOSEAS (UMR7035 Université Côte d’Azur - CNRS), elles sont disponibles sur le site du projet CLIM-ECO² pour sensibiliser le grand public aux nouvelles espèces qui viennent de mer Rouge et qui prolifèrent dans les eaux méditerranéennes grâce à l’augmentation des températures. Elles ont comme objectif d’encourager la consommation de ces poissons et lutter d’autant plus contre leur prolifération.

Selon Virginie Raybaud, Maître de Conférences à Université Côte d’Azur, interrogée par le journal de l’écologie Reporterre, ces poissons exotiques représentent un sérieux risque dans les années à venir pour les écosystèmes du nord-ouest de la Méditerranée (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/gcb.15896).

Lire l’article de Reporterre en ligne : https://reporterre.net/Barracuda-et-poisson-lion-la-Mediterranee-devient-une-mer-tropicale

Plus d’informations & Contact : https://univ-cotedazur.fr/projet-clim-eco2/sensibilisation/especes-non-indigenes

 

2.poisson lapin

3.poisson flûte

Dans le cadre d’une collaboration entre le laboratoire ECOSEAS, le Centre Scientifique de Monaco et les UMR BOREA et LOG, un groupe de chercheurs vient de publier une nouvelle étude qui porte sur l’impact du réchauffement climatique sur la distribution géographique de certaines espèces de poissons méditerranéens à haute valeur économique. Sous l’effet de l’augmentation des températures, les espèces marines seront amenées à modifier leur aire de répartition pour continuer à vivre dans des conditions environnementales qui leur sont favorables. Les auteurs de cette étude ont démontré, par le biais de la modélisation, que les aires de distribution géographique de 8 poissons que l’on pêche et que l’on consomme communément en Méditerranée (dorade, loup, rouget de roche, rouget de vase, merlu, baudroie, sole et pageot), pourraient diminuer d’au moins 20% d’ici 2100 dans le cas d’un réchauffement modéré des températures et d’au moins 53% dans le cas du scénario de réchauffement le plus pessimiste. La fréquence d’observation de ces espèces diminuera considérablement en Mer Méditerranée et augmentera dans les mers du nord de l’Europe. Cette réallocation des stocks à l’échelle de Zone Economiques Exclusives ne sera pas sans répercussion sur les pêcheries nationales des différents pays qui bordent la Méditerranée et ces résultats démontrent l’urgence de mettre en place des mesures de gestions et d’adaptation adéquates face au réchauffement climatique.

Cette étude a été réalisée dans le cadre du projet CLIM-ECO², porté par le laboratoire ECOSEAS, et financé par la Fondation Prince Albert II de Monaco.

logo FAP

L’intégralité de l’article est disponible ici :

https://www.nature.com/articles/s41598-022-14151-8

Ben Lamine, E., Schickele, A., Goberville, E., Beaugrand, G., Allemand, D., Raybaud, V. Expected contraction in the distribution ranges of demersal fish of high economic value in the Mediterranean and European Seas. Scientific Reports 12,10150 (2022). https://doi.org/10.1038/s41598-022-14151-8

photo sdm